Anne et Patrick Poirier : Dans les nervures du temps PDF

Et ne courez pas tellement que vous ne vous amusez pas.


Depuis 40 ans et plus, leur oeuvre est un voyage. Géographique, poétique, initiatique. Hantés par la fragilité des cultures, Anne et Patrick Poirier se font tour à tour arpenteurs de sites, chercheurs d’indices, inventeurs de vestiges, archéologues du rêve et architectes de la mémoire. Ils signent ensemble, jamais elle sans lui, jamais lui sans elle, des maquettes géantes de cités imaginaires en ruines ou de bibliothèques du savoir universel, des utopies et des folies architecturales, des métaphores de la mémoire, des moulages en papier d’architectures ou de sculptures antiques, des « Vanités  » en pétales de fleurs tatoués, des jardins maniéristes contemporains. Peintres, sculpteurs, photographes, scénographes et poètes, ils ne s’interdisent aucun moyen d’expression. Curieux de tout, de l’Histoire à la psychanalyse, de la musique à la philosophie ou de la botanique à l’astronomie, ils ne s’interdisent aucune piste d’exploration et de réflexion. Dans sa pluralité et son foisonnement même, leur travail à la fois conceptuel et sensoriel, mental et tactile tient d’une forme de « Gesamtkunstwerk », d’oeuvre d’art total où tout se tient, se répond et s’interpénètre par réseaux, échos et connexions, à travers la logique d’une vaste constellation poétique. Depuis leur rencontre aux Arts Déco à Paris, la Provençale et le Breton qui ont formé l’un des tout premiers quatre mains de l’art contemporain, ont été invités en résidence à Rome, Berlin, New York et Los Angeles, et exposés entre Paris, Milan, Vienne, Washington et Osaka, à la Documenta de Kassel (1977) ou dans les Biennales de Venise (1976, 1980, 1984 ), Paris (1973), Lyon (2000), Istanbul (1987) ou la Havane (2006). Comme dans leur travail où ils ne distinguent pas eux-mêmes la part de l’un de la part de l’autre, et peu leur en chaut, ils se disent complètement interchangeables, leur conversation tient d’un jeu de ping-pong où ils se partagent les phrases, se relancent l’un l’autre, se complètent ou cherchent leurs mots ensemble dans une symbiose étonnante et féconde. Riche dialogue à trois que ces entretiens qui éclairent un partenariat unique, si riche dans cette démarche pluridisciplinaire, dans cette quête des sciences humaines. Françoise Jaunin nous fait suivre ces deux artistes atypiques dans leur formidable voyage à l’intérieur de la mémoire de la connaissance et de l’imaginaire.

Et quelques bonnes choses au symposium aujourd’hui, y compris les émissaires de 13h30 de Weird Canada, Constellation et Misery Loves Company. Williams Biophysical Journal 2005 89, 353-364 Statistiques de la formation de boucles le long des ADN en double hélice Jie Yan, Ryo Kawamura, John F. Collins, Joseph Fields, Shannon et Labiche sont partis à la recherche du troupeau.-}