Faut-il encore écouter les intellectuels ? PDF

Parce qu’il y a un public lié à l’establishment, et il y a des publics liés aux mouvements des pauvres, aux mouvements ouvriers, aux mouvements de femmes et ainsi de suite.


 » Le débat sur les intellectuels réactionnaires est un symptôme : pas seulement celui du virage à droite de la classe intellectuelle, qui est à peu près évident, mais de la disparition de la figure de l’intellectuel critique. La question n’est certainement pas de distribuer les bons et les mauvais points, et de dire qui est ou n’est pas réac. Elle est plutôt de savoir qu’est-ce qu’un intellectuel ? – quelle est la nature de son autorité, de sa responsabilité -, question qui paraît peut-être ringarde et dépassée, mais qui est au fond non résolue, et à reformuler, aujourd’hui que beaucoup d’intellectuels voudraient conserver l’aura de l’intellectuel critique sans la critique.  » Il s’agit bien ici de répondre au livre de Daniel Lindenberg, ou plus exactement de poursuivre le débat qu’il a suscité autour de la place et du rôle de l’intellectuel dans la société, dont la tentation première aujourd’hui est moins d’être réactionnaire que conformiste. C’est en convoquant la philosophie américaine que Sandra Laugier nous invite ici à oser la question de la voix de l’intellectuel, de son statut et de son autorité : de quel droit parler au nom de tous ? Loin d’un débat passionné mais peu fertile, il est grand temps que l’intellectuel se pense lui-même.

Je serais surpris si les gens qui dirigeaient la campagne de Trumps n’avaient pas lu Coming Apart. Pour beaucoup d’hommes dans le quartier, célibataires et sans avenir, la beuverie hebdomadaire était la seule chose qui rendait la vie digne d’être vécue. Fini la voix de la NPR et le concept de l’observateur impartial.-}