Finance, un regard chrétien : De la banque médiévale à la mondialisation financière PDF

L’expérience a suscité de larges discussions en Europe et en Asie sur les moyens d’imiter la sophistication et la robustesse du système américain, tout comme les Allemands et les Américains ont cherché à s’inspirer du modèle de la ville de Londres et de la Banque d’Angleterre après 1907.


Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arrêtez pas au titre. Le sujet vous concerne. Oui, je sais : finance et christianisme : tout paraît opposer ces deux univers. L’un dit nous orienter par la charité et le don vers la vie éternelle ; l’autre voit le monde à travers des calculs orientés vers un profit plus ou moins immédiat. Les Evangiles ont d’ailleurs des passages sévères et même radicaux sur l’argent et sa fascination. Et pourtant. Déjà le texte évangélique fait clairement une relation entre les deux sujets, parfois conflictuelle mais subtile et en un sens intime. On sait aussi que c’est dans le contexte, catholique, de l’Italie médiévale que la finance est née. Et que la pensée chrétienne a servi de creuset à la réflexion économique moderne. Nous invitons croyant et incroyant, l’un et l’autre, à tirer les leçons de ce regard chrétien original, au premier abord tout différent de celui reçu dans notre société, mais qui est propre à parler à tout homme de bonne volonté.

Nous appelons aussi cette période le moyen âge, bien qu’il ne soit pas plus au milieu des temps que n’importe quel autre âge (médiéval est le latin pour le milieu). Les niveaux élevés de productivité de leurs économies se reflétaient clairement dans la structure de leur commerce, c’est-à-dire dans l’exportation de produits industriels et l’importation de matières premières. Qualitativement et quantitativement, les XIIe et XIIIe siècles et le XVIe et le début du XVIIe siècle furent des périodes de forte croissance commerciale.-}