Guerres et paix en Afrique noire et à Madagascar : XIXe et XXe siècles PDF

Les musulmans et les chrétiens devraient être impliqués ensemble, pour aider à combler les divisions qui ont augmenté avec l’insurrection.


Près de 50 années après les indépendances africaines, censées permettre aux peuples de prendre pacifiquement en mains leur destin, l’Afrique reste la proie de multiples guerres et conflits, avec leurs litanies d’horreurs, d’hécatombes, de populations déplacées et réfugiées, de famines et destructions de toutes sortes. Ce constat pessimiste n’épuise pas la réalité d’un vaste continent dont les sociétés conservent des capacités de réaction. Mais il rend nécessaire la réflexion lucide et critique, la prise en compte de la durée et de la profondeur de l’histoire pour comprendre les racines de ces affrontements récurrents. Partant de la période précoloniale, les études rassemblées ici mêlent les synthèses de moyenne ou de vaste ampleur, et les monographies centrées sur un événement ou un espace géographique très délimité. Elles mettent en évidence les métamorphoses ou les masques multiples qu’a pu revêtir le Dieu Mars africain. Mais elles rendent compte aussi des formes prises par la paix dans le passé et cherchent à définir les conditions de son rétablissement. Ce numéro d’Enquêtes et Documents contient une partie des travaux d’un colloque qui avait été organisé conjointement par le CRHIA de l’Université de Nantes et l’Université d’Abidjan. Le déclenchement de la guerre civile en Côte d’Ivoire a empêché de tenir les séances de ce colloque international qui devait réunir des représentants d’une dizaine de pays africains ; un certain nombre des communications prévues ont pu être rassemblées dans ce numéro.

La population comorienne est un mélange d’Arabes, de Perses, d’Indonésiens, d’Africains et d’Indiens, et le nombre beaucoup plus faible d’Européens qui se sont installés sur les îles entre le 8ème et le 19ème siècle, alors qu’ils servaient de carrefour commercial régional. Déconstruit les récits de progrès et les paradigmes de l’acquisition des connaissances en Grande-Bretagne et dans son monde impérial. Théoriquement, les preuves ethnographiques montrent que leur culture matérielle des métiers à tisser, de la fusion des connaissances, des pirogues, de l’architecture, des cultures vivrières et agricoles était connue.-}