L’art de piller propre PDF

Il a également dit qu’il avait sauvé des œuvres d’art qui auraient été autrement détruites dans des projets de développement.


On disait que la stagnation de la pauvreté de l’Afrique serait le fait des étrangers au continent, coupables d’un système colonial qui se perpétuerait en néo-colonialismes économiques multiformes. Mais on dit maintenant que cette fatalité serait en train d’être renversée et que l’Afrique est le continent de demain, avec de fortes potentialités d’émergence. On avance comme preuve l’éclosion d’une classe moyenne très médiatisée avec de nouveaux riches qui volent irrésistiblement de succès d’affaires en succès politique, partout et en tout, pour de l’argent et avec de l’argent. Moise Katumbi, un Congolais affairiste, président de club de football et propulsé homme politique, s’est fait plébisciter l’Africain de l’année 2015. La photo de couverture soulève des questions simples, à y répondre par oui ou par non. L’individu a-t-il pourchassé de ses foudres le photographe et tous ceux qui récoltent des vérités et des opinions dérangeantes ? La pyramide en malachite qui trône dans son living provient-elle d’un hôtel appartenant à l’État ?Utilise-t-il un passeport étranger ? Avec des vêtements et un intérieur de grand luxe, peut-il montrer un bout de sa feuille d’impôts ? Etc. Puis en novembre 2015, le groupe français Necotrans a annoncé l’acquisition de Mining Company Katanga (MCK), « la plus importante et la plus visible de l’empire économique de Moïse Katumbi, dans le transport, l’immobilier et l’agriculture. » Des questions doivent être posées. Actuellement, l’argent a une odeur; il exige la transparence. Et, à la manière d’une petite goutte de sang qui permet d’établir un bilan de santé, le parcours d’une seule entreprise d’un seul individu peut renseigner sur les facettes de l’émergence d’ un pays et d’ un continent. Ce livre qui se dévore comme un thriller, est le premier d’un nouveau genre, au service de la vérité implacable et de la transparence totale nécessaires à une Afrique, enfin respectée.

Il avait été transféré au gouvernement néerlandais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en vue de le restituer à ses propriétaires. En 1940, à l’époque où Paris est tombé aux mains des nazis, les Meyers ont caché la peinture et le reste de leur collection d’art dans un coffre de banque dans le sud de la France. Il s’est rendu à la prison de Pentonville, dans le nord de Londres, d’où il a été libéré après sept mois.-}