L’enluminure et le sacré : Irlande et Grande-Bretagne VIIe-VIIIe siècles PDF

Ni fhail nodecced dia lar nach maided un da rosc ran: dia ngluased do chli no deis, ni thargad uad cen athis.


L’enluminure insulaire, d’origine irlandaise et anglo-saxonne, illustrant des évangiles des VIIe et VIIIe siècles, est caractérisée par des pages-tapis et des pages d’initiales aux ornements abstraits, d’origine celtes, germaniques ou méditerranéens et au programme chrétien, croix, évangélistes et leurs symboles. A partir de l’analyse des enluminures de six manuscrits, tous des évangiles dits  » de luxe « , ce travail étudie les conceptions du monde de la civilisation insulaire préchrétienne et leurs évolutions dues à la christianisation. Il entend aussi replacer l’enluminure dans le contexte du livre qu’elle illustre, l’Evangile. Il s’appuie pour cela sur l’analyse des textes, chrétiens ou non, et la comparaison entre les civilisations européennes (mythes, traditions et techniques), ainsi que sur l’exégèse et la liturgie chrétiennes. C’est ainsi que les anciennes conceptions celtes de l’espace clos sacré, régi par le roi qui l’ordonne face au chaos, rencontrent dans le programme d’enluminures des pages-tapis l’enseignement exégétique remontant au IVe siècle, qui met l’accent sur la royauté du Christ et sur les quatre évangélistes établissant l’Eglise universelle dans le monde. L’espace est défini par ses frontières, tissées en entrelacs, et délimitées selon une conception binaire et quaternaire du temps sacré. Le passage de l’une à l’autre conception est particulièrement marqué dans l’utilisation qui est faite du fidchell, le jeu de damier celtique christianisé dans le jeu de l’Alea Evangelii. L’analyse liturgique des pages d’initiales les met en relation avec les symboles des évangélistes, traduisant la cérémonie baptismale de l’apertio aurium, qui remonte à l’exégèse du IVe siècle. Le va-et-vient ancien des influences entre l’Irlande, la Bretagne et le continent est illustré par un texte sur l’origine des liturgies qui permet de replacer l’enluminure insulaire dans son contexte historique et liturgique.

Artabazanes était l’aîné de la première famille et Xerxès de la seconde. Jack Lynch et le ministre des Affaires extérieures, Patrick. Caedmon du septième siècle, mentionné par Bede, qui enregistre également quelques lignes de sa poésie, est le premier poète anglais connu, bien que le corps de son travail a été perdu.-}