La Main PDF

Ainsi, la blessure de la demanderesse, L, à Vaughan, n’était qu’un point sur un continuum de blessures potentielles et n’était pas suffisante pour fournir les connaissances nécessaires pour prendre des décisions d’investissement efficaces en matière de soins, B.


L’homme est-il intelligent parce qu’il a une main, ou a-t-il une main parce qu’il est intelligent ? La question opposait le pré-socratique Anaxagore de Clazomènes au post-socratique Aristote. En fait, il y a entre la main et la nature de l’homme une relation essentielle ; et la main caractérise autant l’Homo faber que l’Homo sapiens. C’est ainsi que Paul Valéry jugeait les mains de l’homme  » égales et rivales de sa pensée « .
Sans doute, la main est-elle, du corps humain, la partie la plus riche en signifié symbolique. Elle représente le pouvoir et le commandement. Le pouvoir divin, d’abord, et le petit Eliacin, dans l’Athalie de jean Racine, dit être un orphelin :  » Entre les mains de Dieu tombé dès ma naissance.  » Puis, le pouvoir royal et ses droits régaliens, que figure emblématiquement la  » main de justice « . L’autorité cléricale, enfin, qui transmet sa bénédiction par l’imposition des mains.
L’universelle distinction entre la droite et la gauche – directus et sinister, en latin – les concerne évidemment ; et leur rôle socioculturel est marqué, chez nous, par l’opposition et la complémentarité, héritées de la Kabbale, entre le côté gauche – celui de la rigueur – et le côté droit – celui de la miséricorde – de l’Arbre séphirotique, c’est-à-dire des attributs de Dieu. Ainsi, le Christ sera dit la  » main droite de Dieu « . En Chine, la main droite indique la voie de l' » agir « , la gauche, celle du  » non agir  » (wou wei) ; mais il faut penser qu’il s’agit de la contemplation, réputée plus efficace que l’action. En Inde, le tantrisme de la main droite est celui de la méditation, et le tantrisme de la main gauche est celui de toutes les transgressions.
Divines, royales, sacerdotales, les mains sont aptes à toutes les conduites rituelles : elles bénissent, consacrent, ordonnent, enseignent, guérissent. Artisanales, ouvrières, laborieuses, elles manient l’archet, le pinceau, la plume, le ciseau, l’aiguille et tous les outils. Les signes de leurs doigts, les lignes de leur paume, sont des langages codés, et elles ont leur mot à dire en maçonnerie, en héraldique et en alchimie. Elles inspirent des jeux, des contes, des films et force locutions linguistiques. Elles expriment l’homme tout entier, qui engage sa foi en prêtant serment en levant la main droite.

Ils ne sont pas «entièrement» objectifs, car je ne peux m’empêcher d’infuser le contenu avec mon propre style, mes expériences et ma compréhension du monde. Les crochets doivent être complétés avant le jeudi 15 mars, 12:00 PM EDT. Nous sommes convaincus que, pour créer un changement social qui dure, chaque voix compte.-}