Obama, vers un deuxième mandat ? (Hors collection) PDF

Tout aussi important, les menaces de veto du président empêchaient le Congrès d’adopter d’autres mesures qu’il désapprouvait, ou du moins de les modifier d’une manière qui les rendait acceptables à signer.


Alors qu’après l’élection triomphale de 2008 nombreux étaient les analystes à promettre à Barack Obama un deuxième mandat dans un fauteuil, sa réélection en 2012 n’est pas gagnée d’avance. La conjoncture économique est très difficile et le Président n’est pas parvenu à incarner l’espoir qu’il avait représenté. En raison de sa volonté de compromis, de son respect de l’adversaire républicain, même quand celui-ci ne cherche qu’à provoquer sa perte, il a déçu beaucoup d’électeurs qui l’avaient alors suivi. Il a tenu nombre de ses promesses et remporté des succès internationaux, mais ces réalisations ne pèsent pas assez lourd par rapport à ces doutes grandissants. 
Il faudra à Barack Obama et aux démocrates une puissante détermination et une solide organisation pour mobiliser. Sans doute, le concurrent républicain ne sera pas d’une grande envergure, mais le Président devra sortir le grand jeu pour effectuer un second mandat.
 
Jacques Portes est professeur d’histoire de l’Amérique du Nord à l’université Paris 8 et membre de l’équipe MASCIPO, CNRS-EHESS.

Mais rétrospectivement, ce qui ressortira sont leurs échecs et succès dramatiques. Il a également nommé deux juges conservateurs de la Cour suprême, Antonin Scalia et Anthony Kennedy. Thomas Perez a pris la place de Hilda Solis en tant que secrétaire du travail en 2013.-}